Digne héritier de Jerry McCullough, Dwight Buycks aura marqué la saison 2012-2013 du BCM et du championnat de France. Bilan de sa saison en quelques questions auquel il a répondu, comme à son habitude, avec la plus grande sincérité.
La saison s’est malheureusement terminée dès les 1/4 de finale, tu es triste de finir comme cela ?
Bien évidemment. La saison a été belle mais nous n’avons pas atteint notre but, qui était de remporter le titre. Cette année aura été une superbe expérience, je ne regrette rien et j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer pour le BCM, avec des coéquipiers géniaux.
Quand tu es arrivé, personne ne te connaissait et tu avais tout à prouver. Tu l’as senti ?
Personne ne me connaissait mais je ne connaissais rien de Gravelines non plus (rires). C’est aussi ma première saison complète à l’étranger donc il fallait s’adapter. Je ne savais pas non plus qu’il y avait tant d’engouement derrière le club, les supporters sont exigeants parce qu’ils veulent le meilleur pour leur équipe donc quand tu arrives et tu travailles pour gagner le respect de tes coéquipiers, du staff et du public.
Tu as réalisé une superbe saison, tu t’es surpris toi-même ?
Non pas vraiment, je sais que je suis capable de jouer à un haut niveau. J’avais travaillé très dur pendant l’été pour me préparer et me donner une chance de réussir. Ensuite, quand tu commences à être efficace, à scorer et à gagner des matchs, la confiance grimpe et tu peux t’épanouir.
En tout cas, tu as surpris tout le basket français, comment tu l’as vécu ?
Comme tu le disais, personne ne me connaissait à mon arrivée et mes performances ont permis d’ouvrir les yeux des spectateurs et des observateurs. Au fur et à mesure de l’année, j’ai senti le soutien des supporters grimper et ça a été super à vivre, je les en remercie. Quand tout le monde commence à parler de toi positivement, ça fait plaisir.
A quel moment tu as réalisé que tu pouvais faire la différence sur le terrain ?
Dès le début de la saison, j’ai voulu enlever de la pression aux joueurs qui étaient déjà là l’an passé. Etre le petit nouveau que personne ne connait vraiment, dont le jeu est inconnu, même si j’avais joué un mois en Belgique, ça m’a aidé à produire rapidement et avoir un réel impact. Ensuite, les défenses se sont un peu plus concentrés sur moi et ça a permis de libérer d’autres joueurs.
La victoire à la Leaders Cup restera un grand souvenir pour toi ?
C’est définitivement un des meilleurs. On a fait beaucoup de belles choses cette saison et pouvoir partager une victoire comme ça avec ses coéquipiers c’est une grande fierté. Bien sûr, on a aussi perdu des matchs mais on est toujours restés positifs, c’est ce que j’ai aimé dans cette équipe. Accrocher la première place de la saison ça a également été un grosse performance pour tout le club. Et mes récompenses individuelles étaient la récompense de ce travail.
La Leaders Cup était un vrai événement pour les joueurs qui connaissaient déjà le championnat, personnellement je l’ai découverte cette saison mais tout le monde dans l’équipe voulait gagner cette compétition. On s’est bien préparés, on a bien joué collectivement, en défense, et on a pu voir que c’était une grande joie pour Cyril (Akpomedah), Yannick (Bokolo) ou JK (Edwards). Pour moi aussi d’ailleurs puisque pouvoir remporter un trophée dès ma première saison et partager cette expérience avec ces gars là, ça restera un sentiment fort !
As-tu un pire souvenir ?
Pour être honnête, pas vraiment. On a fait une superbe saison. Bien sûr, l’élimination au premier tour des playoffs nous fait mal, on voulait l’emporter mais sur ces deux matchs Nanterre a été meilleur. Personnellement, j’ai mal joué lors du match 2 qui été crucial, mais je pense qu’il faut apprendre de cet échec et se préparer pour ce qui va arriver plutôt que de rester bloqué là-dessus.
Tu peux nous parler plus en détail de ce 1/4 de finale ?
On s’était bien préparés, tout le monde était prêt, on avait bien travaillé à la vidéo mais eux aussi sont arrivés prêts et on savait que ce ne serait pas facile. Aller chercher la victoire à l’extérieur c’est une mission compliquée puisqu’en plus de jouer contre l’équipe adverse, tu joues contre le public, parfois les arbitres… Après ça vient surtout de nous. Je veux remercier les supporters qui ont fait le déplacement et qui nous ont poussé à tout donner, malheureusement ce n’est pas passé.
Sur le plan personnel, je n’ai tout simplement pas mis mes shoots… Ça complique les choses ! J’ai pénétré pour aller chercher des fautes mais elles ne sont pas venues. J’étais prêt, j’avais encore regardé des vidéos de Nanterre la nuit précédente comme je n’arrivais pas à dormir mais malheureusement ça n’a pas été suffisant.
La saison est désormais terminée et tu vas retourner aux USA pour l’été. Quel est ton sentiment ?
C’est évidemment un sentiment de tristesse. J’ai vécu une année fantastique au BCM, je suis persuadé que c’était la meilleure situation pour ma première saison complète à l’étranger. J’ai fait partie d’une grande organisation, qui m’a bien accueilli, qui a pris soin de moi, c’est tout ce qu’on peut demander quand on est un jeune homme comme moi qui débarque des Etats-Unis.
Maintenant, c’est dur de quitter ces gars avec qui tu as passé une si belle saison. On s’est dit au revoir et on ne sait pas quand on se reverra parce qu’on ne sait pas de quoi notre futur sera fait. On a fait un dernier repas où on a surtout essayé de garder le sourire, de profiter du moment présent et de ne pas penser à la suite parce que sinon les larmes seraient montées. Je vais m’assurer de prendre les emails, les numéros de téléphone de tout le monde parce qu’ils ont été ma famille durant toute la saison.
Désormais, je dois me préparer pour les Summer Leagues NBA et je garderai contact avec le coach pour discuter des opportunités, je ne sais vraiment pas ce qu’il va arriver.
En tout cas, que je revienne ou non à Gravelines, c’est ici que ma carrière aura commencé et je tiens encore à en remercier mes coéquipiers, le staff et les supporters.
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